IMMO BiS | Nieuws_Detail

Suis ton cœur, c’est le meilleur guide

26-06-2026

À peine sortis des bancs d'école, Michel et Véronique De Bisscop sont déjà attirés par le monde de l’immobilier. Un demi-siècle plus tard, Immo BiS est devenu une référence à Knokke-Heist. Leur histoire est celle du travail acharné, de l’adaptation aux évolutions et de la fidélité aux valeurs familiales. Nous laissons volontiers le pater et la mater familias vous la raconter eux-mêmes.

Avez-vous toujours eu l’ambition de devenir agents immobiliers ?

Michel : « Le père de mon meilleur ami, Michel, était agent immobilier à Bruges. Je passais souvent à l’agence et il m’arrivait de donner un coup de main. Lorsqu’ils ont ouvert l’agence Laenen-Demuynck dans la Kustlaan à Knokke, Michel m’a proposé de venir y travailler, mais je souhaitais d’abord terminer mon service militaire en tant qu’officier de réserve. Lorsque j’ai quitté l’armée, ils recherchaient à nouveau un collaborateur. J’ai alors saisi ma chance. »

Véronique : « Michel travaillait déjà depuis quelques années à la Kustlaan lorsque nous avions eu l’occasion de reprendre ensemble Immo Joly. Moi, je travaillais là, tandis que Michel est resté chez Laenen-Demuynck. »

 

Comment immo BiS a-t-elle vu le jour ?

Véronique : « À l’origine, l’idée était de poursuivre ensemble les activités d’Immo Joly, mais Michel a ensuite eu l’occasion de reprendre l’agence située dans la Kustlaan. »

Michel : « J’ai fait le pas et j’ai repris Laenen-Demuynck. Il a vraiment fallu travailler dur pour se faire une place. La première année, nous n’avions que trois biens en location. Au fil des années, j’ai progressivement pu développer le portefeuille, mais il nous a fallu trois ans avant de commencer à réaliser un peu de bénéfices. »

 

Avez-vous continué à travailler séparément ?

Michel : « Durant les premières années, oui, jusqu’à ce que nous décidions de céder Immo Joly et de poursuivre ensemble nos activités dans la Kustlaan. Nous avions d’abord choisi le nom Immo Z, en référence au Zoute, mais nous avons dû le modifier à la suite d’un litige juridique. Depuis le début des années 1980, nous sommes connus sous le nom d’immo BiS, qui fait référence à mon nom de famille. »

Véronique : « Nous formions une petite équipe, et étions extrêmement enthousiastes. Michel travaillait déjà avec Ann Vanderstappen et moi avec Laurette Impens. À nous quatre, nous constituions une équipe soudée qui s’occupait aussi bien de la vente et de la location que de la gestion de copropriétés. Elles ont toutes deux travaillé chez nous pendant plusieurs décennies et étaient de véritables piliers de l’agence. »

 

Nous sommes au début des années 1980, en pleine période de crise ?

Michel : « En effet. La construction était totalement à l’arrêt, les agences ne vendaient plus rien et le marché immobilier était complètement paralysé. Ce fut une période difficile, mais elle m’a aussi apporté quelque chose de très positif. L’architecte Etienne Declerck m’a alors initié à la promotion immobilière. Je recherchais les biens, il réalisait les plans et Frans Vermeersch les présentait aux investisseurs. Ceux-ci pouvaient acheter les appartements à des conditions avantageuses et, pour nous, c’était une bonne manière de continuer à travailler. Curieusement, c’est ainsi que notre agence a commencé à se développer. »

Véronique : « Durant cette période, nous avons également déménagé du côté sud de la Kustlaan, autrefois considéré comme le “mauvais côté”, vers le trottoir d’en face. Cette année-là, notre chiffre d’affaires a triplé. Un meilleur emplacement y était donc certainement pour quelque chose ! »

 

Comment gérait-on une agence immobilière dans les années 1980 ?

Michel : « Le téléphone existait déjà, et il n’y avait pas beaucoup d’autres alternatives pour un contact directe avec la clientèle. Nous travaillions avec des duplicateurs à stencil et des fichiers. Il y avait aussi énormément de correspondance. Lorsque je recevais une lettre désagréable, je pouvais la laisser reposer pendant quelques jours avant de formuler une réponse. Aujourd’hui, tout le monde attend une réponse immédiate à une question envoyée par e-mail ou par WhatsApp. »

Véronique : « Nous avions un classeur reprenant tous les appartements à louer. Les gens appelaient l’agence et nous expliquaient ce qu’ils recherchaient. Je leur proposais quelques biens figurant dans le classeur et nous fixions un rendez-vous pour une visite sur place. Les locataires venaient visiter les appartements pendant le week-end et choisissaient celui qu’ils souhaitaient louer. Nous étions également toujours ouverts le dimanche. »

 

Puis la technologie a fait son apparition.

Michel : « Tout a commencé avec le fax, le premier appareil qui nous a permis de travailler plus rapidement. Il fallait toutefois être vigilant : un fax qui restait posé pendant une semaine devenait illisible à cause de la faible qualité de l’encre. L’étape suivante fut le radiotéléphone : un appareil de cinq kilos placé dans le coffre de ma voiture, qui me permettait d’être joignable lorsque j’étais en déplacement. »

Véronique : « Au milieu des années 1980, nous avons fait installer un ordinateur. Nous étions la première agence immobilière de Knokke à en posséder un. Des logiciels de comptabilité ont progressivement été développés, ce qui nous a permis de numériser petit à petit notre fonctionnement interne. Notre équipe a gagné énormément de temps, mais, au début, le numérique ne faisait aucune différence pour le client. Il a fallu attendre l’arrivée d’Internet pour que cela change. »

 

Comment l’équipe a-t-elle vécu ces évolutions ?

Véronique : « Nous avons toujours suivi les nouvelles technologies, et c’est encore le cas aujourd’hui, sans jamais renier nos valeurs familiales. Dans les années 1990, nous gérions, en tant que syndic, plus de 1 000 appartements. Nous nous occupions aussi bien de locations saisonnières que de locations à l’année, nous étions actifs dans la vente et proposions également quelques assurances immobilières. Une offre de services aussi étendue n’est possible qu’avec une équipe solide. En 1993, nous avons déménagé un seconde fois à notre emplacement actuel, ce qui nous a également permis de poursuivre notre croissance. »

Michel : « À un moment donné, nous comptions une dizaine de collaborateurs. Laurette était présente depuis les débuts et s’occupait de la comptabilité de la gestion des immeubles. Sabine Mestdag est aujourd’hui encore la personne de référence pour les locations saisonnières. Ensemble avec Annelies Stroo, elles ont atteint le plus haut niveau dans ce domaine. De mon côté, je gérais le volet syndic avec An Detavernier et le volet vente avec Martine Vanhecke.

J’ai également travaillé avec Kathleen Maertens sur les projets de promotion immobilière. Aujourd’hui encore, elle collabore avec notre fils Axel. Cette dimension familiale a toujours été très importante pour nous. Après tant d’années passées à travailler ensemble, les collaborateurs finissent un peu par devenir de la famille. Le fait que je sois le parrain de deux enfants de mes anciens collaborateurs en est la plus belle preuve. »

 

Vos fils ont eux aussi rejoint immo BiS ?

Véronique : « En réalité, ils ont toujours fait partie de l’aventure. Lorsque Axel est né, j’étais en plein développement d’Immo Joly. Le premier foyer de Gregory fut l’appartement situé au-dessus de notre deuxième agence dans la Kustlaan. Dès leur plus jeune âge, il était évident qu’ils étaient toujours en contact avec l’immobilier et la promotion immobilière. »

Michel : « Gregory a rejoint l’agence en 2005. Il est depuis le visage de nos activités de vente et de location. Depuis 2018, Axel poursuit les activités de promotion immobilière avec leur société ‘dvlp’. Nous avons tous les deux continué à travailler avec beaucoup de plaisir pendant encore de nombreuses années. Ce devait être vers 2020 qu’Axel m’a demandé quand ils auraient enfin la possibilité de prendre eux-mêmes une décision. À ce moment-là, j’ai compris qu’il était temps de laisser la place à la nouvelle génération. »

 

Quand leur avez-vous réellement passé le flambeau ?

Michel : « En 2021, l’agence a fait l’objet de travaux de rénovation, qui ont durés plus de six mois. Après la réouverture, je ne suis finalement plus revenu travailler à l’agence, et je continue aujourd’hui encore à suivre quelques dossiers. »

Véronique : « Lorsque j’ai eu 65 ans, j’ai, un jour en fin de journée, réuni tout mon petit monde. Autour d’un agréable apéritif, j’ai prononcé quelques mots à propos de chacun de mes collègues et annoncé ma fin de carrière. Ce fut un départ très chaleureux. »

Michel : « C’est amusant de voir que les personnes qui travaillent chez nous depuis longtemps continuent à me considérer comme le “patron. À l’inverse, pour les collaborateurs plus jeunes, nous sommes très clairement “les parents de Gregory et Axel”. »

 

Après toutes ces années dans le métier, quels sont les changements qui vous frappent le plus ?

Michel : « Autrefois, immo BiS proposait de nombreux services. Aujourd’hui, la spécialisation est devenue la norme. Nous nous concentrons désormais sur la vente et la location et avons abandonné l’activité de syndic. Par ailleurs, la révolution numérique a explosé en très peu de temps. Internet a profondément transformé le secteur, cela ne fait aucun doute. Toutes les informations relatives aux biens, comme les prix,  photos, situations, etc.. sont désormais facilement accessibles à tous, partout et à tout moment. Le rôle de l’agent immobilier repose plus que jamais sur la confiance. Je n’ai jamais vendu un bien auquel je ne croyais pas. Je suis convaincu que cet état d’esprit deviendra encore plus important à l’avenir. »

Véronique : « Le marché de la location de vacances a fortement évolué. Autrefois, les grands-parents réservaient chaque année le même bien de vacances.  Ils y passaient un mois avec leurs petits-enfants, tandis que leurs enfants les rejoignaient le week-end. Aujourd’hui, à l’exrême, les gens regardent quelques photos en ligne et réservent pour quelques jours lorsque la météo s’annonce favorable. »

 

Knokke-Heist a elle aussi évolué.

Michel : « Lorsque j’étais enfant, il y avait encore des dunes dans la Dumortierlaan. Dans la Kustlaan, les magasins fermaient pendant l’hiver, car il n’y avait aucun touriste. Aujourd’hui, c’est devenu inimaginable. »

Véronique : « Il m’arrive de repenser avec nostalgie au Knokke d’autrefois, lorsque c’était une station balnéaire familiale et qu’on connaissait par leur nom l’épicier et le boucher du coin. Mais les temps changent et Knokke parvient continuellement à se réinventer. C’est agréable de voir que de nombreuses activités sont désormais organisées pendant l’hiver également. La ville est ainsi animée tout au long de l’année. »

 

Pour conclure, quel avenir envisagez-vous pour immo BiS ?

Michel : « Je suis convaincu que dans l’avenir, des agences comme immo BiS continueront à exister. Dans une société où l’anonymat et des mastodontes tels que Booking.com ou Airbnb occupent une place toujours plus importante, une approche personnelle et familiale fait véritablement la différence. Nous avons toujours été des pionniers et avons toujours su mettre les évolutions à notre avantage. Gregory et Axel, et peut-être même les générations futures, continueront à le faire. »

Véronique : « Autrefois, Gregory et Axel enfourchaient leur vélo et venaient à l’agence depuis la plage ou depuis la maison. Ils ont vécu leur jeunesse en toute liberté et ont pu, en toute liberté, tracer leur propre chemin.  Leur chemin a logiquement fini par nous rejoindre ici. Nos petits-enfants Maxyne, Scott, Jack, et Casper sont encore très jeunes et ils trouveront sans aucun doute eux aussi leur propre voie. Peut-être la mènera-t-elle vers immo BiS, ou peut-être ailleurs. Que sera, sera. »